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La bête du Gévaudan mythe et réalité

Nous avons par bonheur sur la Bête une masse d'archives : extraits de registres paroissiaux relatant la mort des victimes ; lettres précises et circonstanciées de l'excellent syndic Lafont, subdélégué ( sorte de Préfet ) pour le Gévaudan, qui rend un compte régulier des meurtres et des résultats des chasses à l'Intendant du Languedoc, M. de Saint-Priest, à Montpellier; réponses de l'Intendant ; correspondances entre les diverses autorités, rapports de Duhamel, des d'Enneval, d'Antoine, chargés successivement de détruire la Bête ; rapports de médecins, chirurgiens, notaires ayant examiné les loups tués.
Des nombreux ouvrages écrits sur la Bête, deux sont essentiels : celui de l'abbé Pierre Pourcher, bourré de documents d'archives, irremplaçable ; celui de l'abbé Xavier Pic, plus récent, utilisant les dernières découvertes et combattant avec énergie les folles hypothèses échafaudées sur le fabuleux animal.
Les ravages de la Bête ont commencé en juin 1764 et se sont poursuivis jusqu 'en juin 1767. Les plus meurtries parmi les paroisses-on ne parlait pas encore de communes-furent celles de l'actuel canton de Saugues, qui appartenait alors au Gévaudan et fut rattaché à la Haute-Loire à la Révolution.
Le fléau, venu du Vivarais et de la région de Langogne, se déplaça vers Châteauneuf et Rieutort de Randon, puis se limita, du moins en Gévaudan, à un cercle d'une trentaine de kilomètres autour du Malzieu.


Les dragons de Duhamel


Premières victimes


"La première personne qu'elle attaqua, fut une femme près de Langogne ; mais des bœufs qui arrivèrent à temps la secoururent; elle n'eut d'autre mal que ses habits déchirés".
La première victime officiellement recensée est Jeanne Boulet, de Saint-Etienne de Lugdarès, enterrée le 1er juillet 1764, dit le registre de la paroisse, et morte " sans sacrements, ayant été tuée par la bête féroce".
Le premier meurtre circonstancié se déroula le 6 septembre, à Arzenc de Randon. Vers 7 heures du soir, une femme de 36 ans fut surprise dans son jardin : la Bête lui sauta au cou, lui perça la veine, se mit à laper son sang. Des gens accoururent, armés de haches et de fourches, et la mirent en fuite.
Dix jours plus tard, un petit berger de Saint-Flour de Mercoire revenait le soir du pâturage ; la Bête se rua sur lui, le renversa, lui ouvrit le ventre ; ses vaches, qui auraient pu le protéger, marchaient trop en avant : il mourut seul et sans secours, sur le chemin.
Dés le début, quand la Bête opérait encore dans la région de Langogne, le syndic de Mende, Lafont, en accord avec le compte de Moncan, commandant les troupes à Montpellier, lui avait fait donner la chasse par le capitaine aide-major Duhamel et par ses dragons, des Volontaires de Clermont, dont 4 Compagnies étaient en résidence à Langogne et à Pradelles ; Duhamel avait fait armer les paysans des villages et dirigé des battues, fouillant en particulier la forêt de Mercoire.
A Rieutort de Randon, le 28 septembre, une petite bergère de 12 ans ramenait son bétail ; elle était à 50 pas de la maison et sa mère, du seuil de la porte, la regardait venir. Soudain, d'une roche dominant le chemin, elle vit une bête sauter sur elle. Vite elle y courut avec ses deux fils : l'enfant était déjà méconnaissable, déchiquetée, à demi dévorée.
Le 10 octobre, au Bergounhoux, de Fontans, deux frères de 13 et 6 ans et leur sœur de 10 ans ramenaient les bestiaux du pâturage : " la Bête, écrit Lafont à l'Intendant, se lança de derrière un buisson, où elle s'était tenue cachée, sur la fille qui fut renversée. Ses deux frères, qui avaient chacun un bâton au bout duquel ils avaient attaché un couteau, eurent assez de courage ou de tendresse pour leur sœur pour foncer avec ces couteaux sur la Bête qui, dès qu'elle se sentit piquée, prit la fuite. La jeune fille fut blessée d'un coup de dent à la joue et d'un coup de griffe à un bras ".La Bête n'était donc ni invincible ni insensible aux coups : de simples enfants, s'ils n'étaient pas surpris et faisaient front, parvenaient à la mettre en fuite.


Portraits de la Bête


Voici, à travers quelques documents de l'époque, comment on imaginait et décrivait la Bête " qui mangeait le monde ".
Selon tous ceux qui l'ont vue, écrit à Séguier de Nîmes un gentilhomme du Gévaudan, M. de la Barthe, à la fin d'octobre 1764, " cette Bête a la tête large, très grosse, allongée comme celle d'un veau et terminée en museau de lévrier ; le poil rougeâtre, rayé de noir sur le dos, le poitrail large et un peu gris, les jambes de devant un peu basses, la queue extraordinairement large et touffue et longue. Elle court en bondissant, les oreilles droites ; sa marche au pas est très lente. Quand elle chasse, elle se couche, ventre à terre et rampe : alors elle ne paraît pas plus grande qu'un gros renard. Quand elle est à la distance qui lui convient, elle s'élance sur sa proie et l'expédition est faite en un clin d'œil…Sa taille est plus haute que celle d'un grand loup. Elle est friande du sang, des tétons et de la tête…revient, lèche la terre s'il y a du sang.
Mais le même Labarthe rectifiait, dans une lettre du 20/02/1765 : " …Personne ne l'a vue…Pas de griffes, puisqu'elle n'en a jamais fait usage : toutes les plaies viennent des dents. La taille a beaucoup baissé…Les jambes sont allongées…En un mot, on ne sait absolument rien !…Eu égard à sa grande timidité, ce n'est qu'un loup carnassier…Nous n'en doutons plus ici ".
Le capitaine Duhamel, dans une lettre à l'Intendant d'Auvergne où s'étale une grande naïveté, disait que la Bête " avait la taille d'un taureau d'un an…les pattes aussi fortes que celles d'un ours, avec six griffes (!) à chacune …le poitrail aussi long que celui d'un léopard ; la queue grosse comme le bras…Ce monstre doit avoir pour père un lion. Reste à savoir quelle est la mère ! ".
Le curé d'Aumont, Trosselier, dans une relation (accompagnée d'un dessin de sa plume) faite par lui, à l'époque même, dit que la Bête " tantôt paraît fort grande et tantôt très petite…Elle se redresse parfois sur ses deux jambes de derrière et " badine " de ses pattes de devant "…Serait-ce un singe ? Mais non : elle n'en a ni le corps ni la piste. Elle a des yeux de loup " étincelants de feu et de rage "…Fort leste, elle passe très vite d'un autre côté pour vous sauter dessus…Un tel l'a vue " grande comme un âne, poitrail large, tête et col gros, le museau comme celui d'un cochon ".
Les dessins que publiaient les journaux de cette bête " farouche et extraordinaire " ou les estampes qu'on vendait n'étaient pas moins fantasmagoriques !.


Malgré les battues le carnage continue


Mercier et les chasseurs de Mende arrivent, le 25 octobre 1764, à Saint-Alban, où le comte de Morangiès va organiser une grande battue. Elle a lieu le dimanche 28, avec 10 000 hommes environ, de Saint-Chély, Aumont, Rimeize, Javols…La chasse doit reprendre le 30 : une neige abondante y met obstacle.
Sur l'intervention de Lafont, le capitaine Duhamel se transporte à Saint-Chély avec 57 dragons, (40 à pied,17 à cheval) et loge chez l'aubergiste Grassal. Les dragons auront un surcroît de solde payé par le diocèse : dix sols par jour quand ils seront en campagne, cinq sols les autres jours.
Duhamel fait sa première chasse le 11 novembre, avec les paroisses du Fau, de la Fage-Montivernoux, de la Fage Saint-Julien. Sans résultat.
Après plus d'un mois d'interruption, le carnage reprend le 25 novembre. Une pauvre femme de 60 ans, Catherine Valy, de Buffeyrettes, près d'Aumont, surnommée la Sabrande, gardait sa vache unique quand la Bête l'a attaquée…On laisse ses restes sur place jusqu'au 28, avec les dragons en embuscade, dans l'espoir que la Bête y revienne : elle ne revient pas. Beaucoup supposent alors qu'il y a plusieurs " bêtes ", deux tout au moins…Et les dragons de Duhamel ne sont pas aussi inefficaces qu'on le dit : ils ont pris ou tué, en peu de temps, 74 loups !.
Depuis le meurtre de la Sabrande, rien à signaler, pendant près de quatre semaines. L'espoir commence à renaître.Mais le 21 décembre, consternation ! Au Fau-de-Peyre, une fillette de 12 ans a été attaquée dans son jardin et sa tête emportée. Duhamel poste en vain ses gardes, pendant deux nuits, près du cadavre.
Est-ce la même bête qui, six jours avant, le 15, avait dévoré en partie (emportant la tête à 100 pas) une femme de 45 ans, Catherine Chastang, à près de 50 km au nord-est, à Védrines-Saint-Loup ? Les gens de l'Auvergne, en tout cas, ne tiennent pas à voir les dragons venir piétiner leurs cultures et organisent tout seuls les battues.
Les attaques continuent sur les pentes de la Margeride et au sud d'Aumont. Le 28 décembre, c'est à Saint-Martin du Born (jamais la Bête ne descendra plus au sud et si près de Mende) qu'une fillette de 12 ans est attaquée et défendue tant par son frère que par le secours des vaches bien encornées.


" Le Seigneur irrité l'a lancée contre vous "


L'évêque de Mende, Mgr de Choiseul-Beaupré, envoya, le 31 décembre 1764, un mandement sur la Bête aux paroisses et communautés religieuses du diocèse.
Il évoquait la colère divine et les malheurs qui avaient suivi une longue guerre dévastatrice : mortalité des bestiaux, grêles et orages ayant privé le laboureur du pain nécessaire à sa subsistance…Puis ce fléau extraordinaire qui porte la marque " visible de la colère de Dieu contre ce pays " : " une bête féroce, inconnue dans nos climats, y paraît tout à coup par miracle ", laissant partout des traces sanglantes de sa cruauté ; Bête qui " joint à la force la ruse et la surprise ".Le monstre anthropophage " fond sur sa proie avec une vitesse incroyable…se transporte dans des lieux différents et très éloignés les uns des autres ; il attaque de préférence l'âge le plus tendre et le sexe le plus faible ".
La Bible offre maint exemple, poursuit l'évêque, d'animaux envoyés par Dieu pour châtier les humains : les serpents du temps de Moïse ; les ours qui vengèrent le prophète Elisée en dévorant 42 des enfants qui s'étaient moqués de lui ; le lion qui tua le messager coupable de ne pas avoir tout dit à Jéroboam…
La Bête, " c'est le Seigneur irrité qui l'a lancée contre vous ". Elle exécute les arrêts de mort prononcés par la justice divine. " Si elle tue vos enfants, n'est-ce point parce que vous les élevez mal, dans l'ambition, l'orgueil, le mépris des pauvres ? ". L'évêque stigmatise la coquetterie des filles, " chair idolâtre et criminelle qui sert d'instrument au démon pour séduire et perdre les âmes " et qui mérite ainsi " d'être livrée aux dents meurtrières des bêtes féroces ". Mais l'iniquité n'est pas l'apanage du sexe et de la jeunesse : elle est générale !
Cependant l'animal, si terrible soit-il, " n'est pas à l'épreuve du fer et du feu…Il tombera infailliblement sous les coups qu'on lui portera ", dès que Dieu le voudra. Il faut prier pour hâter cette heure. Le prélat prescrit donc des prières (celles des Quarante heures) dans toutes les églises, pendant trois dimanches consécutifs.
En attribuant à la Bête le caractère d'un fléau divin, l'évêque garantissait l'origine surnaturelle de l'animal !


…Et commence l'année terrible


L'année 1765 est celle qui vit le plus grand nombre de victimes. Mais quand on examine attentivement l'ordre des meurtres ou des attaques ( et ce n'est point d'une complexité telle qu'on ait besoin d'ordinateur ; il suffit de regarder le tableau des victimes dressé) on voit qu'entre plusieurs meurtres commis dans la région de Saugues (Chanaleilles, Grèzes, Chanaleilles, Grèzes) s'en intercalent d'autres commis du côté de Fournels et de Marchastel : repérez les lieux sur la carte et vous trouverez étonnant que la Bête opérant dans les parages de Saugues soit allée entre temps vers l'Aubrac et revenue avec tant de précision sur l'ancien théâtre de ses meurtres ; il est bien plus logique d'admettre qu'elle y est restée et qu'une autre opérait à Saint-Juéry et Maurines.
Le 15, à la Bastide-de Lastic, une vaillante fille de 20 ans, Catherine Boyer, était occupée à répandre du fumier : la Bête s'approchait d'elle en tapinois, lui rongeait une partie du crâne, lui enlevait une oreille. La fille l'empoignait hardiment par une patte ; délivrée à temps, conduite à l'hôpital de Saint-Flour, elle guérissait de ses blessures.
Duhamel, souvent prévenu en retard, ne savait où donner de la tête. Il était d'ailleurs, au début du mois, reparti à Langogne ; mais on l'avait rappelé et le 10 il se trouvait de nouveau à Saint-Chély. De là, il allait battre, vainement, les bois de Saint-Juéry.
Le 23 janvier, entre Julianges et Lorcières, Jeanne Tanavelle, épouse Chabannes, 25 ans, rentrant à son village de Chabanolles à la nuit tombante, se défendit longtemps avec un mauvais couteau contre la " dévoreuse ", qui lui coupa finalement la tête et l'emporta à deux cents pas. Le corps fut retrouvé à demi enfoui, la poitrine mangée : on l'enleva. La Bête revint le lendemain sur les lieux et hurla, dit-on, toute la nuit. Le même jour, à Venteuges, la Bête sautait le mur d'une cour de ferme et emportait un enfant de 3 ans.
En cette fin janvier, les autorités sont vivement émues. On annonce que le roi paiera 6 000 livres à qui tuera la Bête ; Cette prime s'ajoute à celle de 200 livres promise par le diocèse de Mende, 200 par celui de Vivuers, 1 000 par l'évêque de Mende, 2 000 par les Etats Généraux du Languedoc : au total cela fait 9 400 livres, une assez belle fortune pour l'époque.
Mais il nous faut revenir au 12 de ce mois et aux enfants de Chanaleilles.


L'exploit d'André Portefaix


Cinq garçons et deux filles, tous armés d'un bâton avec une lame de couteau fixée au bout, gardaient les troupeaux à la Coustasseire, du Villeret, une village au nord de Chanaleilles. Tout à coup la Bête fut là. Les enfants dégainèrent leurs lames et s'apprétèrent à combattre, dirigés par le plus vaillant, Jacques André Portefaix, 12 ans. Le jeune chef rangea sa troupe en bataille sur trois rangs : lui en tête, avec les deux autres grands garçons de 12 ans, Jacques Coustou et Jean Pic ; les deux filles, 9 ans, au milieu ; au dernier rang les benjamins, 8 ans : Joseph Panafieu et Jean Veyrier.
La Bête tourne pour éviter les lames de la première ligne ; les enfants tournent aussi, pour continuer à lui faire face. Mais elle, plus rapide, saute à la gorge du petit Panafieu qu'elle terrasse. Les trois grands, de leurs piques, l'obligent à lâcher prise. L'animal recule de deux pas, emportant et dévorant un lambeau de la joue droite du garçon ; puis il revient avec plus de fureur, tournoie et saisit cette fois l'autre petit garçon, Jean Veyrier, qu'il renverse. Poetefaix, Coustou et Pic font reculer le monstre à coups de piques : mais il reprend aussitôt le garçonnet et d'un coup de dents lui perce les lèvres. Repoussé encore, il revient à la charge, prend l'enfant par un bras et l'emporte.
Portefaix a l'idée de diriger la Bête vers un bourbier tout proche : il fait signe à Coustou de passer d'un côté, lui passe de l'autre et la manœuvre réussit. L'animal s'arrête bientôt, ses pattes s'enfoncent. Les deux grands le rejoignent. Mais Pic, le troisième grand, découragé, est d'avis d'abandonner la petite victime et de se sauver pendant que la Bête le mangera… "Non ! s'écrie Portefaix. Il faut le délivrer à toute force ! ".
Tous alors suivirent ce capitaine courageux, même le petit à la joue emportée. " Visez la tête, crie Portefaix, les yeux, la gueule… ".
La Bête tient toujours l'enfant sous une de ses pattes, mais sans lui faire de mal, trop occupée à se défendre. Un coup mieux ajusté d'André est efficace : la Bête fait un bond en arrière et lâche l'enfant. André se place aussitôt entre le petit et l'animal. Janou se lève, en s'accrochant à la veste de son sauveur. La Bête monte sur un tertre : ils la suivent. Alors elle abandonne la partie et disparaît.
Pour tant de " courage, de détermination, d'habileté ", André Portefaix reçut du roi 300 livres ; il fit des études payées par l'Etat et devint officier d'artillerie. Les autres enfants se partagèrent 300 livres.


Le Gévaudan lassé des dragons


A Javols, le 1er février 1765, un enfant de 8 ans est enlevé devant la porte de la maison, traîné sur deux cents pas ; poursuivie par le père et par un chien, la bête lâche prise ; l'enfant est blessé au coup, il a l'œsophage ouvert : pourtant il guérira.
La mère était malade au lit ; le père avait d'autres soucis que de prévenir Duhamel…Averti par d'autres voies, celui-ci envoie ses dragons chez le fermier ; ils y passent la nuit, se font bien nourrir, en ayant garde, sans doute, de payer, et au point du jour ils demandent des cordes au malheureux père : c'est pour le garrotter et l'emmener !
M. de Labarthe proteste avec énergie auprès de l'Intendant du Languedoc contre ces brutalités inhumaines dont son fermier a été l'objet : " Les Dragons, dit la lettre, traitent le Gévaudan en pays de conquête, exigent sans payer… Les chevaux, aussi nécessaires qu'une troisième roue à un chariot, détruisent les récoltes… Les plaintes se multiplient et le paysan est au désespoir ". La lettre fait du bruit ; Lafont, alerté, excuse et défend de son mieux Duhamel et ses dragons ; mais ceux-ci sont vraiment devenus indésirables.
Duhamel va pourtant organiser deux grandes chasses ; la première a lieu le 7 février, avec une centaine de paroisses, 73 du Gévaudan et une trentaine de l'Auvergne, soit environ 20 000 hommes. Chaque communauté doit battre son terrain, village par village. Ce jour-là, 15 centimètres de neige couvrent la terre. Entre 10 et 11 heures, la Bête est levée par les chasseurs de Prunières et descend vers la Truyère qu'elle passe à la nage. Sur l'autre rive, personne : les hommes du Malzieu sont restés tranquillement chez eux. Le vicaire de Prunières et 10 paroissiens traversent courageusement la rivière, retrouvent la piste, la perdent dans les grands bois…A 13 heures, le valet de ville et des paysans du Malzieu voient la Bête, la tirent : elle crie, tombe, se relève, disparaît…
Le surlendemain, 9 février, vers 15 heures, ne fillette de 12 ans, Maris-Jeanne Rousset, de Mialanettes ( paroisse du Malzieu), a la tête coupée et emportée par la Bête, que des paysans poursuivent : on retrouve cette tête toute rongée, sauf les yeux. Le corps reste exposé, avec pièges tendus et Dragons embusqués à l'entour : vainement.
Une seconde chasse a lieu le 11 février, malgré la neige et le vent violent ; elle est parfaite et sans incidents, mais aussi sans résultats, bien que les comtes de Morangiès et d'Apcher (avec son fils) y aient participé.
Cependant la communauté du Malzieu reçoit un blâme et son consul est incarcéré.

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